Baromètre numérique dentaire

La grille — vérifiez votre site en dix minutes

Les dix critères de l’étude, tels qu’ils ont été mesurés.

NEXTIWEB · Montréal · septembre 2026

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Il est produit par NEXTIWEB, une agence web de Montréal qui vend les services que ces constats rendent nécessaires. Nous le déclarons d’entrée. Chaque critère se vérifie sans nous, avec des outils gratuits, et cette page ne demande rien en retour.

Ouvrez votre site dans une fenêtre de navigation privée — sinon votre navigateur vous montre une version personnalisée, et vous ne verrez pas ce que voit un nouveau patient.

Répondez Oui ou Non à chaque question. La règle est simple : si vous devez réfléchir longuement pour trancher, c’est Non. Un patient, lui, ne réfléchit pas.

Les pourcentages indiqués sont ceux des cliniques auditées en août 2026, tirées au sort dans le bottin de l’Ordre. Ils ne décrivent pas l’ensemble du Québec, et chacun porte une marge d’erreur indiquée dans l’étude. Le nombre de cliniques est rappelé sous chaque critère : il est de 100 partout, sauf aux critères 5 et 7, où une mesure impossible vaut mieux qu’une mesure inventée.

1. Votre politique de confidentialité est-elle publiée ?

Comment vérifier
Ouvrez votre page d’accueil et regardez le pied de page.
C’est Oui si
un lien mène à une politique de confidentialité en un seul clic.
C’est Non si
il faut chercher, ou la page n’existe pas.
Pourquoi ça compte
C’est une obligation de la loi 25 depuis 2023.

Sur les 100 cliniques auditées : 74 % conformes

2. Le responsable de la protection des renseignements personnels est-il nommé ?

Comment vérifier
Sur la page de politique, cherchez « responsable », « protection » ou « renseignements personnels » (Ctrl+F).
C’est Oui si
le nom ou le courriel d’une personne responsable apparaît.
C’est Non si
aucun nom, aucun courriel. Une adresse générique de la clinique ne suffit pas à identifier un responsable.
Pourquoi ça compte
La loi 25 exige que cette personne soit identifiable de l’extérieur.

Sur les 100 cliniques auditées : 63 % conformes

3. Votre bannière de témoins offre-t-elle un vrai refus ?

Comment vérifier
Ouvrez votre site dans une fenêtre de navigation privée, pour voir ce que voit un nouveau visiteur.
C’est Oui si
une bannière apparaît, avec un bouton « Refuser » aussi visible que « Accepter ».
C’est Non si
pas de bannière, ou un « Refuser » caché derrière « Personnaliser », en petit, ou en gris pâle à côté d’un bouton coloré.
Pourquoi ça compte
Un refus plus difficile que l’acceptation n’est pas un consentement libre.

Sur les 100 cliniques auditées : 24 % conformes

4. Prévenez-vous le patient au moment où il saisit ses renseignements ?

Comment vérifier
Ouvrez la page qui porte votre formulaire de rendez-vous ou de contact. Lisez ce qui entoure les champs.
C’est Oui si
une mention, même brève, indique à quoi serviront les renseignements, qui en est responsable et quels sont les droits de la personne. Elle est visible sans cliquer ailleurs.
C’est Non si
il n’y a que les étiquettes des champs, ou un simple lien vers la politique en pied de page. La loi exige d’informer au moment de la collecte, pas ailleurs sur le site.
Pourquoi ça compte
C’est le constat le plus sévère de l’étude, et celui qui touche des données de santé.

Sur les 100 cliniques auditées : 8 % conformes

5. Votre site s’affiche-t-il en moins de trois secondes sur un téléphone ?

Comment vérifier
Allez sur pagespeed.web.dev, entrez votre adresse, onglet Mobile.
C’est Oui si
la valeur en face de « Largest Contentful Paint », dans la section Statistiques, est sous 3,0 secondes.
C’est Non si
elle dépasse 3,0 secondes. Attention : ne prenez pas le gros chiffre coloré du haut, c’est un score sur 100, pas un temps. Et ne prenez pas non plus le bloc du haut sur vos visiteurs réels : ce n’est pas la même mesure.
Pourquoi ça compte
Au-delà de trois secondes, une part des visiteurs est déjà repartie.

Sur les 99 cliniques dont la vitesse a pu être mesurée : 4 % conformes
Un site a renvoyé une erreur de mesure : il n’entre dans aucun pourcentage.

6. Peut-on demander un rendez-vous en trois clics ou moins ?

Comment vérifier
Partez de votre page d’accueil et comptez les clics jusqu’au formulaire ou au calendrier.
C’est Oui si
trois clics ou moins.
C’est Non si
plus de trois clics, ou aucun parcours de rendez-vous.
Pourquoi ça compte
C’est le critère que les cliniques réussissent le mieux.

Sur les 100 cliniques auditées : 94 % conformes

7. Le patient voit-il de vraies disponibilités ?

Comment vérifier
Suivez votre propre lien de rendez-vous jusqu’à l’écran des disponibilités — sans réserver.
C’est Oui si
des plages horaires réelles s’affichent et le patient peut confirmer sans qu’une personne intervienne.
C’est Non si
le parcours se termine par un formulaire de demande, un courriel ou un numéro de téléphone. Le patient propose, la clinique rappelle.
Pourquoi ça compte
Le bouton existe presque partout, le calendrier presque nulle part.

Sur les 98 cliniques dont le parcours a pu être suivi : 6 % conformes
Deux parcours exigent une identité avant d’afficher la moindre disponibilité : ils n’entrent dans aucun pourcentage.

8. Une machine comprend-elle que votre site est celui d’une clinique dentaire ?

Comment vérifier
Passez votre adresse dans le test de résultats enrichis de Google, ou cherchez « application/ld+json » dans le code source de votre page.
C’est Oui si
un balisage de type Dentist, LocalBusiness, MedicalBusiness ou MedicalClinic est présent, avec au minimum le nom, l’adresse, le téléphone ET les heures d’ouverture.
C’est Non si
aucun balisage, ou seulement du balisage technique (WebPage, WebSite, BreadcrumbList) posé automatiquement par la plateforme : celui-là ne décrit pas votre clinique. Un balisage incomplet ne compte pas non plus.
Pourquoi ça compte
C’est ce que lisent Google et les assistants comme ChatGPT. Le manque le plus fréquent est l’oubli des heures d’ouverture.

Sur les 100 cliniques auditées : 14 % conformes

9. Avez-vous répondu à un avis Google dans les six derniers mois ?

Comment vérifier
Ouvrez votre fiche dans Google Maps, onglet Avis, et regardez les plus récents.
C’est Oui si
au moins un avis porte une « Réponse du propriétaire » datée de moins de six mois.
C’est Non si
aucune réponse, ou la dernière remonte à plus de six mois.
Pourquoi ça compte
C’est gratuit et ça prend deux minutes. La moitié des cliniques ne parle pas à ceux qui les recommandent.

Sur les 100 cliniques auditées : 52 % conformes

10. Vos horaires Google sont-ils identiques à ceux de votre site ?

Comment vérifier
Ouvrez votre fiche Google et votre site côte à côte, et comparez jour par jour.
C’est Oui si
les deux concordent exactement.
C’est Non si
au moins un jour diffère. Une clinique du panel était annoncée fermée quatre jours sur cinq alors qu’elle était ouverte.
Pourquoi ça compte
C’est l’horaire de Google que le patient voit en premier, pas celui de votre site.

Sur les 100 cliniques auditées : 39 % conformes

Votre résultat

Comptez vos Oui. C’est votre score sur 10, calculé exactement comme celui des cent cliniques de l’étude.

Aucune des 100 cliniques auditées n’atteint 8 sur 10. La meilleure plafonne à 7, et la moyenne s’établit à 3,8.

Les quatre premiers critères portent sur la loi 25 et ne demandent ni budget ni compétence technique. Si vous ne deviez en traiter qu’un, le quatrième est celui qui touche des renseignements de santé.

Les critères 5 et 8 dépendent souvent de la plateforme sur laquelle votre site a été construit, parfois il y a des années. Ils ne se corrigent pas en un après-midi, et ce n’est pas de la négligence.

Les critères 9 et 10 sont gratuits, ne dépendent de personne d’autre que vous, et se règlent en une demi-heure.

Les questions qu’on nous pose

Les réponses ci-dessous décrivent ce qui a été mesuré sur les 100 cliniques auditées. Elles ne constituent pas un avis juridique.

Est-ce que la loi 25 s’applique à ma clinique dentaire ?

La loi 25 vise toute entreprise privée qui exerce au Québec et qui recueille des renseignements personnels. Une clinique dentaire en recueille dès qu’un patient remplit un formulaire de rendez-vous en ligne — nom, téléphone, courriel, et souvent le motif de la visite.

Les quatre premiers critères de cette grille portent sur ce que la loi demande de rendre visible sur un site. Sur les 100 cliniques auditées en août 2026, quatre satisfaisaient les quatre critères à la fois, et vingt-quatre n’en satisfaisaient aucun.

Qu’est-ce que je dois avoir sur mon site pour être en règle ?

Quatre éléments ont été vérifiés : une politique de confidentialité accessible en un clic (74 % des cliniques auditées), le nom d’une personne responsable de la protection des renseignements personnels (63 %), une bannière de témoins qui offre un vrai refus (24 %), et une mention au moment où le patient saisit ses renseignements (8 %).

Les trois premiers ne demandent ni budget ni compétence technique. Le quatrième est celui qui touche des renseignements de santé, et c’est le moins souvent présent.

Est-ce que je dois nommer un responsable de la protection des renseignements personnels ?

La fonction existe dans toute entreprise depuis septembre 2022, et elle revient par défaut à la personne qui exerce la plus haute autorité — dans une clinique, le ou la dentiste propriétaire, sauf délégation écrite. Ce qui se vérifie de l’extérieur, c’est que son titre et ses coordonnées soient publiés sur le site.

Sur les 100 cliniques auditées, 63 % publiaient un nom ou un courriel identifiable. Une adresse générale de clinique n’a pas été comptée : elle ne désigne personne.

Pourquoi ma clinique n’apparaît pas quand on demande un dentiste à ChatGPT ou à Google ?

Un site peut être parfaitement lisible pour un humain et rester muet pour une machine. Ce qui permet à un moteur ou à un assistant de comprendre qu’il a devant lui une clinique dentaire — son nom, son adresse, son téléphone, ses heures — c’est un balisage posé dans le code de la page, invisible à l’écran.

Sur les 100 cliniques auditées, 14 % en avaient un complet. Beaucoup d’autres portaient un balisage posé automatiquement par leur plateforme, qui décrit une page web mais pas une clinique.

Comment savoir si mon site est trop lent sur un téléphone ?

Passez votre adresse dans PageSpeed Insights, onglet Mobile, et lisez la valeur en face de « Largest Contentful Paint » dans la section Statistiques. C’est le temps qu’il faut avant que la partie principale de la page s’affiche. Le seuil retenu dans l’étude était de trois secondes.

Ne prenez pas le gros chiffre coloré du haut : c’est un score sur 100, pas un temps. Sur les 99 cliniques dont la vitesse a pu être mesurée, 4 % passaient sous trois secondes.

Est-ce que ça change quelque chose de répondre aux avis Google ?

Une réponse du propriétaire est visible par tous les patients qui liront l’avis ensuite, y compris ceux qui liront un avis négatif. C’est gratuit et ça ne dépend de personne d’autre que vous.

Sur les 100 cliniques auditées, 52 % avaient répondu à au moins un avis dans les six mois précédents.

Mes heures d’ouverture sur Google sont-elles les bonnes ?

Ouvrez votre fiche Google et votre site côte à côte et comparez jour par jour. C’est la vérification la plus rapide des dix, et l’écart le plus coûteux : un patient qui vous croit fermé appelle ailleurs.

Sur les 100 cliniques auditées, 39 % affichaient exactement les mêmes heures aux deux endroits. Une clinique du panel était annoncée fermée quatre jours sur cinq alors qu’elle était ouverte.

Qu’est-ce que je risque si mon site n’est pas conforme à la loi 25 ?

La loi prévoit deux régimes de sanctions pour une entreprise. D’abord des sanctions administratives pécuniaires, imposées par la Commission d’accès à l’information, pouvant atteindre 10 millions de dollars ou 2 % du chiffre d’affaires mondial, le plus élevé des deux. Ensuite des amendes pénales, par voie de poursuite, de 15 000 $ jusqu’à 25 millions de dollars ou 4 % du chiffre d’affaires mondial, le plus élevé, et doublées en cas de récidive.

Ce sont les maximums prévus par la loi, pas des amendes automatiques : leur application relève de la Commission et des tribunaux. Ceci n’est pas un avis juridique — la référence officielle est la Commission d’accès à l’information du Québec. Sur les 100 cliniques auditées, quatre satisfaisaient les quatre critères de la loi 25 vérifiés dans cette grille, et vingt-quatre n’en satisfaisaient aucun.

Est-ce que c’est coûteux à corriger ?

Six des dix critères — les quatre de la loi 25, la réponse aux avis et la concordance des heures — ne demandent que du temps et l’accès à votre propre site. Les critères 9 et 10 se règlent en une demi-heure, sans personne.

Les critères 5 et 8, la vitesse et le balisage, dépendent souvent de la plateforme sur laquelle le site a été construit, parfois il y a des années. Ceux-là ne se corrigent pas en un après-midi, et ce n’est pas de la négligence.

La grille en version imprimable, pour cocher à la main.

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Accès libre, sans formulaire.